Brutalité policière à l’Estie de Grosse manif de soir du 24 Mars 2015

 

Le 24 mars 2015 a eu lieu la première manifestation de nuit du printemps 2015. Il y avait une foule de plus de 5000 personnes qui prirent  la rue pour contester contre les mesures d’austérité du gouvernement libéral. La manifestation débuta à 21 heures à partir du parc Émilie-Gamelin.

La répression policière a commencé au coin des rues Saint-Laurent et René-Levesque devant le quartier chinois, quand une ligne d’antiémeutes, avec leurs boucliers, a scindé la manifestation en trois. En effet, en rentrant dans la foule, certain-e-s manifestant-e-s ont été bloqué derrière, tandis que d’autres ont couru vers l’avant. Un troisième groupe a tourné sur Saint-Laurent, avant de revenir vers la foule.

La manifestation a continué même si plusieurs ont quitté, ne se sentant pas en sécurité avec autant de policier-e-s. Ces derniers ont tenté, à un autre moment, de bloquer la rue, ne laissant aux manifestant-e-s aucune issue, leur seul choix étant de reculer. Finalement la foule a pu tourner vers la gauche, car trop nombreuse pour que les policier-e-s puissent vraiment l’arrêter. La manifestation a continué  mais d’autres charges ont eu lieu. Tout l’attirail était là; grenades assourdissantes, poivre, coup de matraques et de boucliers, gaz lacrymogènes et plusieurs arrestations arbitraires et violentes.

Vers la fin de la manifestation, il y a eu plusieurs manœuvres de dispersions de foule. Plusieurs manifestant-e-s ont été blessé. Un manifestant, qui quittait la manifestation, s’est fait casser les dents en recevant un coup de bouclier au visage. Voici son témoignage :

 »Hier soir, 24 mars, je circulais sur le trottoir à l’angle des rues Robert-Bourassa/University et Shebrooke.
Je suis seul bien éloigné de la manifestation. Au milieu de nul part, sur le trottoir, deux policiers armés de boucliers et de matraques croisent ma route. Choqué de tout ce que je venais de voir, je marmonne donc à leur intention :
 » Vous n’avez pas honte ? ».
Ceux-ci ne m’entendent pas, seulement, un des deux dit à mon intention avec un air relativement sympathique :
 » Scuse-moi, je n’ai pas entendu, rapproches-toi que j’entende ta question. »
Et moi je me rapproche et je leur dis d’un air sans hargne mais seulement interrogatif:
 » N’avez-pas honte, parfois, de frapper des manifestants qui sont jeunes et qui, la plupart du temps sont non-violent ?
Voilà sa réponse: Un coup de bouclier en plein visage ce qui pulvérise mes deux palettes (dents).
Ces flics n’ont pas daignés me donner leur matricule ou leur nom, préférant se sauver rapidement dans une van du SPVM.
En bref, hier soir, un civil marchant et le trottoir du centre-ville s’est fait attaquer par deux policiers pour une simple question. La répression est puissante et aujourd’hui elle fonctionne car j’ai peur, je suis terrorisé. N’est-ce pas cela du terrorisme ?
S’il vous plaît, partagez. »

Une autre manifestation nocturne, qui avait lieu à Québec, a aussi tourné au vinaigre avec plus de 274 arrestations et des manifestant-e-s mordu-e-s par les chiens du SPVQ.

 

 

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