Le refus et la solidarité: les armes secrètes d’un peuple

 

L’humain peut se considérer chanceux d’avoir en lui une conscience qui lui donne les facultés de pouvoir réfléchir, se questionner , se remettre en question, etc. Malheureusement, j’ai l’impression que beaucoup de gens tentent d’oublier leur vrai but sur cette planète, souvent trop occupés avec leur travail, le trafic, la télévision, leurs dettes, etc…Ils/Elles semblent avoir oublié.e.s à quel point la vie est miraculeuse! À quel point nous avons de la chance de pouvoir faire partie de cette aventure qu’est la vie! Je ne peux pas les blâmer, nous avons tous été conditionné.e.s à penser le moins possible. Penser est mauvais pour l’économie car la logique est souvent anti-économique! Ce n’est plus un mystère, le système économique basé sur le profit n’a tout simplement pas de conscience. Les dirigeant.e.s de ce système économique ne veulent absolument pas que le peuple pense et s’organise par lui-même!

Une des idées qui est néfaste chez la classe dirigeante, c’est de croire que la planète a été créée pour elle. C’est en fait le contraire. Le monde n’appartient à personne. Et elle n’est surtout pas à vendre. Depuis des milliers d’années, les classes dirigeantes ont cru qu’il était important de contrôler et d’avoir du pouvoir sur cette planète.

Il est coupable de rester silencieux lorsqu’on a compris ce qui se passe. C’est un peu comme lorsqu’un.e témoin d’un meurtre ne va pas témoigner, il/elle est aussi coupable que le meurtrier ou la meurtrière. Cette fois-ci, ce n’est pas simplement un meurtre mais la survie de toutes les espèces vivantes sur cette planète qui sont en jeu. Est-ce vraiment ce que nous voulons offrir aux futurs générations? Une planète remplie de pollution, corruption, guerre, famine, racisme, inégalités sociales, compétition, violence? Et en plus, on nous dit de rester silencieux.se et d’obéir?

Notre société est dirigée par des gens qui n’ont aucune idée de ce qui se passe réellement. Pour eux et elles, le profit vaut plus que notre bien-être. Pour eux et elles, le pouvoir et le contrôle est plus important que notre survie. C’est pourquoi il y a tant de divertissement, et c’est pourquoi nous sommes obligé.e.s de travailler au maximum. Les têtes dirigeantes ne veulent pas que la population se rend compte de leur imposture. Tout ce qu’ils et elles veulent, c’est que nous continuons à travailler, que nous remplissons nos voitures de gaz, que nous continuons à regarder la télévision tout en oubliant de penser à la réalité. Pour les têtes dirigeantes, le bien commun vient en second lieu et l’argent vient en premier lieu. Et après cela, des gens pensent encore que nous sommes dans une démocratie. Une personne pour représenter des millions d’autres personnes? C’est ça, la démocratie? On vote une journée au 4 ans et c’est bien ainsi? On les laisse décider à notre place? Est-ce qu’ils et elles savent vraiment ce que le peuple a besoin?

L’argent: Le faux maître du monde

Des gens croient qu’ils et elles sont libres dans ce système. C’est faux, du moins pour la majorité de la population. Le coût de la vie est rendu à un point si élevé que souvent nous faisons juste assez d’argent pour pouvoir simplement aller travailler. Nous sommes tous et toutes contrôlé.e.s par l’argent, ou presque.

Il est évident que l’argent est devenu notre nouveau maître. L’argent crée de la nourriture, l’argent crée nos vêtements, nos iPhones, nous avons besoin de cet argent pour nous loger, l’argent est partout. Certain.e.s diront: «Oui mais c’est déjà mieux que le troc » ­­. Oui c’est vrai et pendant plusieurs années l’argent était un très bon système d’échange. Mais depuis l’invention du profit et que cet argent est géré par les banques privées, ce système monétaire est désuet. La plupart du temps, un pays crée sont argent en empruntant à une banque centrale. Au Canada, c’est la Banque du Canada, fondée en 1935, qui contrôle et crée l’argent canadienne.  Lorsque le gouvernement emprunte de l’argent à cette banque, il doit rembourser l’emprunt avec les intérêts. Saviez-vous que la dette qu’un pays doit à la banque centrale ne pourra jamais être payée et que même si on décidait de donner tout notre argent pour payer la dette, on ne rembourserait qu’une infime partie de cette dette? Pouvons-nous dire que tout ceci est absurde et illogique? Nous pouvons toujours aller vérifier cette absurdité par nous-même, en allant sur le site de la dette du Canada en cliquant ici.

Malheureusement, les banques privées créent de l’argent sans même l’avoir réellement. Et oui, les banques prêtent de l’argent qui n’ont même pas! Ce procédé se nomme «réserve fractionnaire », ce qui veut dire que la banque n’a seulement qu’une fraction de l’argent qu’elle prête aux particuliers. En fait, ils/elles n’ont qu’entre 5 et 10% de tout l’argent qu’ils/elles prêtent aux gens. Donc, si tout le monde décidait de retirer leur argent de leur compte de banque, les banques feraient faillite. Et ce n’est que le début de cet escroquerie…

Le refus et la solidarité?

En ces temps sombres pour l’humanité et notre survie sur terre, le refus et la solidarité sont les plus grandes armes contre un système destructeur. Imaginons une guerre sans armée: elle n’aurait tout simplement pas lieu! Je ne suis pas entrain de vouloir influencer les gens à ne pas payer leur dettes et je ne dis pas le contraire non plus car dans un système parfait, le crédit n’existerait même pas…Je pense seulement que si plus de gens prenaient conscience du réel pouvoir du peuple, ils pourraient spontanément remettre en question le système capitaliste-néolibéral actuel. C’est pour cela que nous avons besoin d’une nouvelle économie. Beaucoup de gens se sont déjà penchés sur les solutions que les populations pourraient utiliser. Nous avons besoin d’une économie qui serait équitable pour tout le monde. Vous allez peut-être me dire que c’est du communisme. Non, aucunement. Nous avons besoin d’une économie nouvelle qui n’aura plus les mêmes bases des anciens systèmes pour ne pas retomber dans les mêmes mécanismes destructeurs.

Quelques exemples qui fonctionnent

Marinaleda: Quoi de mieux que de s’inspirer de projets qui ont prouvés que la solidarité et le refus de participer au système capitaliste pouvaient changer notre monde? C’est le cas de Marinaleda, un village, en Espagne, 100% en autogestion. Ce village fait figure d’exemple pour sa gestion et son administration basées sur l’économie sociale et solidaire. Cette communauté prend ses décisions en utilisant la démocratie directe. Donc, l’ensemble des décisions concernant le village, la politique, les budgets, les impôts, la coopérative etc. sont discutées et votées lors d’assemblées générales, auxquelles tous les villageois.e.s peuvent participer.

L’Islande est sans doute un des exemples les plus concrets en terme de solidarité et de justice sociale. En effet, après la crise financière de 2008, le peuple islandais s’est soulevé contre les vrais voyous de leur pays: les banquiers et les banquières. Ils et elles ont manifesté dans les rues de Reykjavik et obtenu la chute du gouvernement de droite qui dirigeait ce pays. Ensuite, ils et elles ont organisé des référendums populaires qui ont conduit à refuser le remboursement, par les contribuables, des épargnant.e.s étrangers et étrangères lésé.e.s. Ils et elles ont enfin décidé de nommer un procureur spécial (Olafur Thor Hauksson) pour traquer les éventuels délits commis par les responsables : les “banksters”. Ces financiers et financières peu scrupuleux.se.s qui étaient encore des stars en 2007, mais aussi les responsables politiques du désastre des banques. Bien que plusieurs de ces brigand.e.s milliardaires continuent de se la couler douce, il n’en reste pas moins que la population islandaise s’est montrée courageuse face aux réels bandits de ce monde.

L’économie sociale, solidaire et le développement durable

L’émergence de l’économie sociale s’inscrit dans une longue histoire sociale et intellectuelle, marquée par les réflexions, d’un grand nombre de personnes et par la mise en place de différents types d’initiatives. Elle n’appartient pas à un courant de pensée particulier. Elle est plutôt le résultat d’idéologies diverses qui se sont retrouvées au 19ème siècle devant une même réalité : celle de la fracture sociale entre une partie de la population, bénéficiaire du développement accéléré des activités lucratives de leur localité, et une autre partie, enfoncée dans une pauvreté grandissante. Cette réalité sociale fût la source d’une grande diversité d’expériences initiées en général par des travailleurs et travailleuses, qui revendiquaient à la fois la capacité d’une action économique propre et la légitimation des structures indépendamment de la détention d’un capital. Ces expériences ont fini par se concrétiser dans des formes institutionnelles particulières avec des statuts juridiques spécifiques (coopératives, mutuelles et associations).

Le développement durable introduit une nouveauté radicale dans la manière de penser le vivre ensemble : la prise de conscience de la non-durabilité du mode de développement actuel et les risques que sa poursuite ferait courir pour la vie des générations futures. Cette non-durabilité est d’abord associée à l’épuisement et la dégradation des ressources naturelles. La protection de l’environnement pose très vite des questions fondamentales sur notre manière de produire, de consommer, d’habiter et de vivre en société. Ces questions interrogent profondément notre mode de développement économique, politique et social actuel et invitent à repenser d’une manière radicalement nouvelle notre société.

Internet

Finalement, Internet est une grande arme qui nous permet de nous éduquer gratuitement et qui peut nous aider à comprendre mieux notre société et ses enjeux. Il y a toujours de l’espoir dans ce monde, il faut simplement savoir que nous avons toujours le choix. L’éducation reste un moyen efficace contre l’ignorance généralisée. Aussi, l’internet est un outil non-négligeable et efficace pour communiquer de nouvelles idées et partager l’information. Le réel changement viendra d’en bas et non le contraire, alors il serait insensé d’attendre que le gouvernement change le monde. Il ne faut jamais oublier que le gouvernement doit avoir peur de son peuple et non le contraire.

 

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